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Situation des étrangers / Après Bédié, Billon charge encore : « Est-ce un délit que d’alerter sur les dangers qui guettent la Côte d’Ivoire que l’on veut transformer en no man’s land ? »

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Ci - Politique et economie - 11-06-2019 08:26 - Félix d. bony
En sa qualité de Secrétaire exécutif en charge de l’Information, de la Communication et de la propagande du Pdci-Rda, le ministre Jean-Louis Billon a apporté de l’eau au moulin de son président de parti lors de la conférence de presse qu’il a animée, ce lundi 10 mai 2019, relativement à la sortie d’Henri Konan Bédié, le 5 juin dernier, sur la situation des étrangers en Côte d’Ivoire. Ci-dessous l’intégralité de ses propos dont linfodrome.ci a eu copie.

Le samedi 8 Juin 2019, le Gouvernement de la République de Côte d’Ivoire a fait une déclaration, portant le sceau et la signature de son Porte-parole, le Ministre SIDI Tiémoko TOURE, abondamment relayée par les médias nationaux et internationaux, relative aux propos tenus par Son Excellence Henri KONAN BEDIE, Président du PDCI-RDA, à l’occasion d’une audience qu’il a accordée à une délégation de militants de son parti de la Commune de Koumassi. Le Porte-parole du Gouvernement a choisi délibérément des morceaux des propos du Président du PDCI-RDA, sortis de leur contexte, pour en faire une exploitation tendancieuse ; à l’effet de ternir son image et porter atteinte à son honorabilité.

Par ce stratagème, le gouvernement en arrive à qualifier les propos tenus par le Président du PDCI-RDA, comme étant « d’une extrême gravité, appelant à la haine de l’étranger et de nature à mettre en péril, au-delà de la paix et de la cohésion sociale, l’unité nationale et la cohésion du pays ». Contrairement à cette accusation, à la fois calomnieuse et démagogique, le Président Henri KONAN BEDIE n’a fait que porter à l’attention de l’opinion nationale et internationale des faits troublants et récurrents, vécus par les populations ivoiriennes et qui suscitent de véritables inquiétudes. Ces faits, régulièrement révélés par la presse nationale, internationale et publiquement reconnus par certains membres du Gouvernement, sont relatifs notamment aux conflits intercommunautaires récurrents ; à ce que recouvre l’orpaillage clandestin, et à la fraude sur l’identité ivoirienne.

Au regard de la persistance et de l’aggravation de ces faits, le Président Henri KONAN BEDIE, en sa qualité d’homme d’Etat et de Leader politique et d’opinion, est qualifié et bien placé pour aborder ces préoccupations majeures pour alerter le Gouvernement ainsi que l’opinion sur la gravité de ces événements qui menacent la paix sociale et la quiétude des populations ivoiriennes.

 

Concernant les conflits intercommunautaires.

 

Est-ce du racisme, de la xénophobie, du tribalisme, de la discrimination raciale ou religieuse ou de la haine de l’étranger que de dénoncer cette récurrence de ces conflits communautaires intervenus, notamment à Bouna (en Avril 2016), Guiglo (2017), Kanakono (le 24 Décembre 2017), Zouan-Hounien en (Novembre 2018), Bangolo (le 24 Juin 2018),  Facobly (en Juillet 2018), Issia (en Octobre 2018 avec la sortie punitive des DOZOS contre les populations autochtones), Duekoué (en Novembre 2018), Bin-Houin (en Avril 2019), Marabadiassa (en Février 2019), Béoumi et Abengourou (en Mai 2019) ?

Assurément que non !

 

En ce qui concerne l’orpaillage clandestin.

 

Est-ce du racisme, de la xénophobie, du tribalisme, de la discrimination raciale ou religieuse, de la haine de l’étranger que de regarder comme troublant ce phénomène qui est une réalité, principalement le fait de non nationaux armés et domiciliés à la lisière de nombreux de nos villages de Côte d’Ivoire ?

Ces sites d’orpaillage clandestin utilisent de nombreux enfants et sont sources d’insécurité et de conflits répétés.

En matière d’utilisation des enfants, « Le site d’orpaillage le plus actif est celui de Booré-Etienkro. Le nombre d’enfants engagés sur ce site est d’environ 200 », a déclaré lors de la deuxième conférence mensuelle des chefs de service initiée par le Préfet par intérim, Soro Sana, à Dimbokro, le représentant du Directeur des Mines et la Géologie, Tigori François.

Celui-ci a déploré l’utilisation des enfants sur ces sites. Cette utilisation des enfants, dit-il, se fait au vu et au su des autorités. Ces enfants pour la plupart, sont des écoliers et élèves ayant déserté les salles de classes.

Le représentant du Directeur des Mines et de la Géologie évalue à 3000, le nombre d’orpailleurs clandestins présents à Booré dont plus de 85% sont des non-nationaux. 

En plus de Booré, plusieurs sites d’orpaillage clandestin existent également dans le département de Dimbokro à Bassa-Kouadiokro, Tanoh-Akakro, N’Dayakro, Bengassou et Djèkro.

Relativement aux conflits meurtriers plusieurs sources en relatent les faits. L’orpaillage clandestin se développe de plus en plus dans de nombreuses régions de la Côte d’Ivoire. Certaines populations ivoiriennes essaient difficilement d’empêcher ces orpailleurs, bien particuliers, de s’installer, mais sans grand soutien des autorités administrativesAinsi, l’on assiste régulièrement à des affrontements meurtriersEn voici quelques chiffres sur ces violences orchestrées par ce phénomène qui s’amplifie.

Kokumbo, au Centre de la Côte d’Ivoire : ‘’Côte d’Ivoire : L’impunité et l’orpaillage clandestin ont encore tué et brûlé’’

Bongouanou, au Centre-Est : Une jeune fille a été retrouvée éventrée dans la nuit du samedi 4 mai 2019 par des orpailleurs clandestins sur la voie Broukro-Aboussounou aux environs de 4 heures et est décédée, le mardi 7 mai à 6 heures, à l’hôpital général de Bongouanou. Interrogée avant sa mort par le chasseur qui l’a découverte, elle a expliqué avoir été prise à Bongouanou par deux orpailleurs clandestins dont l’un est le père de son enfant. A l’en croire, ils avaient promis faire une virée nocturne à Akakro, mais après Broukro, ils ont dévié dans le sens d’Aboussounou où ils l’ont agressée dans la brousse avant de l’abandonner.

Koffré, sous-préfecture de Kasséré, dans le Nord : Le commandant de la 4ème compagnie mobile de gendarmerie de Korhogo, le capitaine Pierre Djah Dago avait été froidement assassiné par des déguerpis d’un site d’orpaillage clandestin à Koffré, le lundi 30 juillet 2018. En effet, menacés par les orpailleurs armés de machettes, de pioches et de gourdins, et ayant saisi au collet un gendarme, un collègue de ce dernier avait fait un tir de sommation, pensant pouvoir dissuader les assaillants. C’est dans la foulée que le capitaine Dago avait reçu un coup de pioche au dos. D’autres coups de pioches et de machettes avaient suivi, ne laissant pas le temps à l’officier de sortir son arme. Il avait été lynché à mort, avec divers objets contondants.

Hiré, dans la préfecture de Divo, au Centre-Ouest : Les jeudi 6 avril et vendredi 7 avril 2017, Hiré avait été le théâtre de violents affrontements entre gendarmes et jeunes causant la mort d’au moins deux personnes et de nombreux blessés par balles. Et pour cause, les jeunes pour la plupart, des exploitants clandestins d’or, accusaient les gendarmes d’être à la base de la mort d’un des leurs.

Alosso, dans le département d’Alépé, au Sud : Cette localité avait été secouée, le jeudi 14 janvier 2016, par un affrontement sanglant entre des orpailleurs clandestins et ses populations. L’on dénombrait à l’issue de cet affrontement, 11 blessés du côté des assaillants et deux du côté des villageois. A l’origine de ce conflit, qui avait viré sur le terrain communautaire, une exploitation clandestine des ressources minérales de la région par des ressortissants ghanéens, le long du fleuve Comoé.

Angovia dans le centre-ouest : Les affrontements sanglants, qui ont lieu en Juillet 2014, se sont à nouveau répétés en Mars 2015. En effet, un chasseur traditionnel communément appelé Dozo, avait ouvert le feu sur un orpailleur clandestin travaillant dans une des nombreuses mines à Angovia, situé à 70 km de Yamoussoukro. La victime, avait été transportée d’urgence à l’hôpital, au niveau de Bouaflé, où elle avait reçu les soins que nécessitait son état de santé. Toutefois, les populations autochtones s’étaient soulevées pour réclamer le départ, sans condition, des chasseurs traditionnels de leurs terres. 

La liste est bien longue que l’on ne pourrait pas finir d’égrener. L'ensemble de ces événements malheureux ont mis en cause des Orpailleurs Clandestins non nationaux. Dans presque toutes les régions de la Côte d’Ivoire, la présence de ces orpailleurs bien particuliers a atteint des proportions inquiétantes.

Les rapports de l’Union Européenne, des journalistes indépendants locaux comme étrangers et autres donneurs d’alertes, quand ils croisent avec la réalité vécue par les populations locales qui permettent de relever le laxisme complice et approbateur des autorités du pays, viennent accroitre davantage le trouble dans notre entendement. A quelles fins donc sont positionnées ces véritables bandes armées, semblables à des milices bien organisées ? En quoi est-ce alors appeler à la haine de l’étranger que d’appeler la conscience des Ivoiriens sur cette réalité ? Est-ce donc un délit que d’alerter l’opinion sur les dangers qui guettent la survie de la Côte d’Ivoire que l’on veut absolument transformer en un no man’s land ? Est-ce être xénophobe que de réveiller les autorités ivoiriennes qui semblent se prélasser dans un faux sommeil complice de cette situation qui menace la sécurité nationale?

Le PDCI-RDA dit qu’il ne faut pas fuir ce débat, le dévoyer, car il y a lieu d’apaiser les cœurs, de rassurer les populations et rendre plus solide le tissu de la coexistence pacifique des communautés en Côte d’Ivoire. Ces événements malheureux ont mis en cause des orpailleurs clandestins majoritairement originaires des pays voisins.

 

En ce qui concerne la fraude sur l’identité.

 

Est-ce du racisme, de la xénophobie, du tribalisme, de la discrimination raciale ou religieuse ou de la haine de l’étranger que de dénoncer la réalité de la fraude sur l’identité ivoirienne ? Lorsque l’Ambassade d’Italie en Côte d’Ivoire a révélé l’arrivée clandestine de 13.000 immigrés ivoiriens sur les côtes italiennes au cours de la période du 1er au 31 décembre 2016, le Ministre KONE Bruno, porte-parole d’alors du gouvernement, n’a pas démenti cette information. Il a plutôt affirmé, le mercredi 12 Avril 2017, qu’après des enquêtes et investigations menées par le Gouvernement ivoirien, il a été établi que « seuls 2000 immigrés ont formellement été identifiés comme étant réellement des Ivoiriens sur les 13.000 présumés Ivoiriens comme rapporté par l’hebdomadaire Jeune Afrique dans sa livraison du 15 Avril 2017 ».

Est-ce de la xénophobie ou de la haine de l’étranger de déduire que les 11.000 autres immigrés, initialement, identifiés et présentés comme étant des Ivoiriens du fait des actes qu’ils détenaient, ont acquis frauduleusement la nationalité ivoirienne ?

La question, ici, est de savoir si ce sont les étrangers, ne satisfaisant pas aux conditions de naturalisation, qui fraudent pour acquérir illégalement la nationalité ivoirienne ou si ce sont les nationaux, pour lesquels aucune disposition particulière n’est requise, qui fraudent pour acquérir leur propre nationalité.

 

Chers amis journalistes, vous convenez, avec moi, que seuls, a priori, les étrangers, incapables de satisfaire aux conditions de naturalisation, sont enclins à obtenir frauduleusement la nationalité ivoirienne. N’est-ce pas le même Ministre, Bruno KONE, Porte-parole d’alors qui a reconnu, à l’occasion du retour de Libye des 150 Ivoiriens candidats à l’immigration, en affirmant « qu’il s’est retrouvé même des anglophones qui avaient des papiers ivoiriens » !

 

Doit-on tenir pour fausse cette information servie par le Porte-parole de notre Gouvernement ?

Par ailleurs, n’est-ce pas troublant, malgré toutes les tentatives vaines de justifications ultérieures qu’un véhicule de transport béninois ‘’STC’’, venant de Cotonou (BENIN) via le Ghana, transportant 280.000 imprimés d’attestation d’identité de l’ONI contrefaits, a été intercepté par la Douane ivoirienne le Samedi 25 Mai 2019 à Noé, frontière terrestre de la Côte d’Ivoire avec le Ghana et qui étaient convoyés pour alimenter assurément les laboratoires de production de faux disséminés dans des localités ciblées du pays?

 

De ce qui précède, le PDCI-RDA s’étonne et s’indigne du mauvais procès qui est fait au Président Henri KONAN BEDIE. Le PDCI-RDA voudrait, une fois encore, inviter le gouvernement ivoirien à faire siens les faits, ci-dessus, révélés publiquement et solennellement par le Président Henri KONAN BEDIE. 

Le PDCI-RDA note que pour sauvegarder l’État de droit en Côte d’Ivoire, le gouvernement de Côte d’Ivoire doit se sentir interpellé après l’adresse du Président Henri KONAN BEDIE, et mener les investigations en vue d’apporter de véritables et rassurantes solutions aux préoccupations des Ivoiriens, des Ivoiriennes et de tous les habitants de la Côte d’Ivoire.

Le PDCI-RDA voudrait porter à la connaissance de l’opinion nationale et internationale que le Président Henri KONAN BEDIE demeure profondément attaché à la préservation de la paix, à la sauvegarde de la cohésion sociale et à la défense de l’unité nationale.

Habité par ces valeurs, à lui inculquées par Félix Houphouët-Boigny, dont il a la lourde charge de protéger le Prix qui porte son nom, le Président Henri KONAN BEDIE ne peut garder le silence devant les graves dérives observées dans la gestion des Affaires publiques, notamment dans les domaines des libertés publiques et de la protection sécuritaire des personnes et des biens en Côte d’Ivoire.

 

C’est ainsi que, suite aux propos inqualifiables tenus dans un lieu de prières, le 31 Mai 2019 par la Député du RHDP Mariam TRAORE, demandant aux imams de les aider pour que « le pouvoir d’Etat n’échoit pas dans les mains des impurs …», le Président Henri KONAN BEDIE n’a pas manqué d’interpeller le COSIM,  par courrier, sur la gravité de ces propos qui menacent la laïcité de l’Etat, l’équilibre de la nation et l’Etat de droit.

Le PDCI-RDA voudrait rappeler à l’attention de tous, que le Président Henri Konan BEDIE demeure favorable à l’intégration des peuples et des nations de la sous-région, et ce, conformément à la préservation de l’Etat de droit qui oblige le Gouvernement à faire respecter les règles et les lois applicables à la protection de la mobilité des personnes et des biens, pour une cohabitation et une coexistence pacifique entre les populations ivoiriennes. Telle est la conception républicaine du Président Henri KONAN BEDIE pour une intégration réussie et une vie harmonieuse des peuples résidant en Côte d’Ivoire. Cette conception constitue un gage de succès pour notre démocratie, dont l’une des échéances majeures est l’élection présidentielle d’octobre 2020.

 

Chers amis journalistes, vous convenez avec moi que tous les faits dénoncés par les soins du Président Henri KONAN BEDIE pourraient constituer un frein à la libre expression des citoyens lors de cette élection. Convaincu que les propos du Président Henri KONAN BEDIE sont de nature à inviter le gouvernement à faire face à ses responsabilités, le PDCI-RDA voudrait, ici, par ma voix lui rendre un vibrant hommage pour son action de sauvegarde, de préservation de la paix et de promotion de l’intégration des peuples en Côte d’Ivoire. 

Les archives de la République ivoirienne contiennent des preuves de son attachement et de son engagement en faveur de l’intégration de milliers de frères burkinabés naturalisés. Ainsi, comme exemple, le Président Henri KONAN BEDIE a signé le 26 septembre 1995, un décret portant naturalisation de 8.133 de nos frères burkinabés de Garango, Koupéla et Koudougou dans les Départements de Bouaflé et de Zuenoula.

 

En conclusion, le PDCI-RDA salue la clairvoyance et le sens de l’anticipation du Président Henri KONAN BEDIE sur les grandes questions de la vie de la nation ivoirienne. Le PDCI-RDA remercie, vivement, tous les partis politiques et l’ensemble des forces vives de la nation, qui n’ont pas hésité à exprimer clairement leur soutien aux propos du Président Henri KONAN BEDIE. Un tel soutien est la preuve que ces faits sont des réalités connues des Ivoiriens. Ils sont récurrents et d’une extrême gravité. C’est pourquoi, les propos du Président Henri KONAN BEDIE ont inspiré dans l’opinion des Ivoiriens un même sentiment, communément et largement partagé.

Malheureusement, le Gouvernement ivoirien se refuse à comprendre et à appréhender la juste mesure des propos du Président Henri KONAN BEDIE. Le gouvernement ivoirien a choisi, une fois encore, de classer à dessein ces propos comme procédant de la surenchère politique opportuniste et de mettre en œuvre, son outil de défense préféré qui est la stigmatisation, la désinformation et la mise en avant du spectre de la haine de l’étranger qu’il instrumentalise faussement pour ne pas avoir à faire face à la réalité des choses.

Dans quel pays sommes-nous où l’on ne peut pas faire des constats, des analyses ou simplement tenir des propos pour alerter sur un certain état du pays, un péril qui guette la nation en utilisant le mot « étranger », « non nationaux » sans que l’on ne soit taxé faussement de xénophobe ou d’ivoiritaire, notion au contenu dévoyé pour servir de basses manœuvres ?

Partout, dans le monde, les acteurs politiques se soucient des flux migratoires, de la politique vis-à-vis des étrangers par rapport aux nationaux, de l’état de la coexistence entre les communautés qui se créent, leur installation, leurs occupations, des rapports de ces flux avec la sécurité nationale et la sauvegarde de la paix publique.

 

Le PDCI-RDA qui est un parti de rassemblement, en appelle à la vigilance de tous les Ivoiriens du Nord au Sud, d’Est en Ouest en passant par le Centre afin que l’usage abusif de la stigmatisation et de la manipulation de certains concepts à interprétation tendancieuse, qui ont hier divisé les Ivoiriens, ne soient pas remis sur la table à des fins propagandistes.

Vive la Côte d’Ivoire rassemblée, véritablement réconciliée pour qu’ensemble ses filles et fils travaillent hardiment à son développement.

Fait à Abidjan, le 10 juin 2019

 

 

Jean Louis BILLON

Secrétaire Exécutif Chargé de l’Information, de la Communication, et de la propagande

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