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Hamed Bakayoko clashe Soro : « Tu n’as aucune légitimité... »

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Ci - Politique et economie - 24-06-2019 08:04 - @linfdrome
Le ministre d’État, ministre de la Défense, Hamed Bakayoko, s'en prend « en parabole » à l'ancien président de l'Assemblée nationale. Au cours de la cérémonie officielle de réouverture de l'hôpital général Félix Houphouët-Boigny d'Abobo-nord, le vendredi 21 juin 2019, en présence du Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly, du ministre de la Santé, Aka Aouélé et d'autres membres du gouvernement, Hamed Bakayoko n'a pas été du tout tendre avec Guillaume Soro.

Il est allé jusqu'à faire la leçon au député de Ferké qui, ces derniers mois, a des rapports tendus avec le camp présidentiel qui lui prête à tort ou à raison des ambitions présidentielles pour l'élection de 2020 sans en attendre l'onction du président Alassane Ouattara. « Tu es le plus petit, tu n’es pas plus fort que le plus grand. Tu n’as aucune légitimité et tu veux le dépasser. Quand tu fais ça, tu veux désorganiser la famille », a déclaré Hamed Bakayoko devant les chefs de communauté venus en grand nombre. « Il ne faut pas se disperser quand on est en famille. Il faut rester ensemble. Quand on avance, chacun avance un peu. Et le reste sera l'histoire de notre vie. Et comme tous les humains, on partira en laissant un héritage, un message sur la terre », a-t-il ajouté.

Le maire d'Abobo a enfoncé le clou : « il y a des gens qui (ont été) ministres, qui ont été présidents d’institution, ils disent qu'ils sont frustrés. Mais et ceux dont les parents sont morts ? On les a mêmes oubliés. Toi, tu ne peux pas dire que tu es frustré. C'est le défaut de l'homme. Au lieu d'apprécier ton état par rapport à ce que tu aurais pu ne pas être, tu veux te focaliser sur ce que tu veux être et tu n'apprécies même pas le bonheur d'être quelque chose ».

Le fossé de la discorde entre M. Soro et ses ex-compagnons du camp présidentiel s'est agrandi lorsqu'il a refusé de participer au congrès ordinaire du Rhdp le 26 janvier 2019 marquant la création de cette formation qui regroupe les partis de la coalition au pouvoir. « Tu es ministre, il y a 40 ministres. Tu es président d'institution comme 4 ou 5 autres dans le pays… Tu es dans l'équipe qui gouverne le pays, tu dis non, tant que toi tu n'es pas devant tu es malheureux. Mais tu ne seras jamais heureux parce que quand tu seras président, tu vas vouloir être président de l'Afrique », a encore clashé ''Hamback''.

Agé de 47 ans, Guillaume Soro était le sixième président de l'Assemblée nationale ivoirienne. Élu député de Ferké, il présidait depuis 2012 aux destinées de cette institution sous la bannière du Rassemblement des républicains (Rdr), qui s'est mué en Rhdp. «Il faut savoir garder nos ambitions personnelles pour réaliser nos vraies vies parce que ce que tu as ou ce que tu avais, il y a d'autres qui sont contents de ça. Maintenant, ils sont contents de ça aussi, tu es fâché», a encore martelé Hamed Bakayoko.

A propos de Bédié. Le maire d'Abobo recadre à tout va. Après les propos polémiques du président du Pdci-Rda, Henri Konan Bédié, c'est au tour du maire Hamed Bakayoko de « condamner » lesdits propos. « Ce qu'il a dit est faux », a-t-il recentré. Recevant des militants de son parti le 5 juin 2019 à Daoukro, l'ancien président ivoirien a formulé des accusations concernant la commune d'Abobo. « Nous dénoncerons aussi d’autres qu’on fait venir clandestinement. Cela se passe surtout dans la commune d’Abobo. Les gens rentrent, on leur fait faire des papiers et ils ressortent. Certains repartent, d’autres restent. Et tout cela pour quel but ? Si c’est pour venir fausser les élections de 2020, nous voulons le savoir. Mais nous traiterons de tout cela un jour car, les précédents doivent nous servir », avait-il dit.

Pour Hamed Bakayoko, ces propos de l'ancien président ivoirien jettent l'opprobre sur les populations de sa commune. « Ici, nous vivons en paix. Les communautés d’Abobo ont trop souffert de la division. Il y a eu des morts ici, dans des mosquées. Les populations ont souffert de la xénophobie et de l’ivoirité. De grâce, laissez Abobo en paix ! Laissez Abobo en paix ! Aujourd'hui, je ne dirai que cela : laissez à Abobo en paix !», a rétorqué l'élu.

Réaction du Premier ministre. Présent à cette cérémonie, le Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly a soutenu son ''frère'' le maire d'Abobo. En un mot, il a rejoint le maire d'Abobo pour condamner la sortie du président du Pdci-Rda. Selon lui, Abobo a payé le prix de la division des Ivoiriens. Il a estimé que comme toutes les autres, cette commune sait ce que c'est que la paix. « Je comprends que le maire d'Abobo, le premier magistrat de la commune, s'insurge et dise que les propos de haine, de division ne doivent pas être acceptés en Côte d'Ivoire et ne peuvent pas être acceptés à Abobo parce que Abobo veut vivre en paix », a-t-il déclaré.

Cyrille DJEDJED

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