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Palé Dimaté (Vice-Président du Pdci-Rda) prévient : « Nous n’accepterons pas le recul de la démocratie dans notre pays »

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Ci - Politique et economie - 09-10-2019 09:18 - Zéphirin nango
Il est visiblement outré face aux derniers développements de l’actualité politique en Côte d’Ivoire. Palé Dimaté, c’est de lui qu’il s’agit, délégué départemental du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci-Rda) à Bouna et vice-président dudit parti, s’est confié à la presse pour fustiger ce qu’il assimile à un recul de la démocratie en Côte d’Ivoire. C’était récemment à la faveur d’une tournée d’explication et de remobilisation organisée conjointement à Bouna par l’Union des femmes du Pdci (Ufpdci) et la jeunesse urbaine du parti septuagénaire (Jpdci).

Face à la presse, la figure de proue du Pdci à Bouna s’est prononcée sur les transhumances politiques, les débauchages tous azimuts assortis d’intimidation de tous genres et autres emprisonnements observés ces derniers mois. « Il y a des situations qui trouvent difficilement une explication. Nous disons que depuis 1990, la démocratie a été réinstaurée en Côte d’Ivoire. Les marches, les meetings, le droit à la différence sont l’expression de la démocratie. Quand on prend simplement le cas spécifique du président de la jeunesse du Pdci qui est actuellement suspendu et interdit de toute activité politique, nous pensons que c’est un acte inacceptable qui s’ajoute aux autres tracasseries que subissent actuellement les militants de notre parti. La justice ivoirienne, doit revisiter ses décisions par rapport à la gouvernance électorale qui donne le droit aux uns et aux autres de s’exprimer et de participer au jeu démocratique », a plaidé Palé Dimaté qui s’est convaincu que « Dans un système démocratique, il n’y a des élections que lorsqu’y a un pluralisme. Il faut donc permettre à chaque parti de s’exprimer. Obliger des cadres d’un parti à travers des pressions diverses à militer dans un parti dit ‘’unifié’’, empêcher le président de jeunesse d’un parti tel le Pdci de s’exprimer pour conquérir le pouvoir d’Etat, obliger certains acteurs politiques à l’exil et emprisonner d’autres sous la base de prétextes fallacieux constituent purement et simplement un recul et même l’étranglement de la démocratie ».

En termes voilés, le parlementaire du Bounkani a averti que « Nous n’accepterons pas ce recul de la démocratie dans notre pays. Nous demandons aux uns et autres de savoir raison garder pour qu’on donne la chance à la réconciliation sans laquelle les élections de 2020 ne pourront se tenir sereinement. Il est temps que le parti au pouvoir prenne ses responsabilités pour que nous arrivions à des élections apaisées en 2020. Pour le vice-président du Pdci-Rda, cela passe par les chances d’une bonne alternance à travers par exemple la mise en place d’une véritable Commission électorale indépendante (Cei). « Depuis toujours, le Pdci-rda a milité pour que la Cei soit en conformité avec la constitution et le code de nationalité dans une démocratie. L’Etat n’organise plus les élections. Nous pensons personnellement qu’il faut faire en sorte que cet Etat des faits s’en ressente. Et ce, en évitant des tripatouillages, en évitant de placer des hommes qui sont soupçonnés d’être à la solde et soumis à la ‘’dictée’’ du parti au pouvoir. »

Poursuivant, Palé Dimaté a estimé qu’il est important et nécessaire que la classe politique comprenne que « si nous réussissons les prochaines élections, cela pourra donner toutes les chances d’une réelle réconciliation en Côte d’Ivoire. Pour ce faire, il faut toujours donner la place, non pas à la compromission, mais au compromis politique. Cela relève de la culture politique et de la culture démocratique. Je suis du nord et je considère que le président du Rhdp est mon frère. Mais nous ne pouvons en aucun cas accepter qu’il y ait des brouilles lors des prochaines élections. Nous n’accepterons pas qu’il y ait à quelque endroit qui soit, des élections entachées d’irrégularités. En 2011, il y a eu des morts. Pour ne plus revivre cela, il revient donc au parti au pouvoir, garant de la sécurité, de la stabilité politique, économique, culturelle et de la bonne gouvernance de veiller à l’organisation de bonnes élections transparentes et démocratiques. Quand on est chef de l’Etat, il faut toujours veiller et chercher à sortir par la grande porte. En Europe, quand tu finis ton mandat, tu quittes tranquillement le pouvoir et tu t’en vas. L’Afrique doit arriver à cela. »

 

Zéphirin NANGO

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