05/30/2022
Soudan : Deux morts dans de nouvelles manifestations contre le pouvoir militaire
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Au Soudan, de nouvelles manifestations contre le pouvoir militaire a encore fait de nouveaux victimes le samedi 28 mai 2022.

Deux manifestants ont été tuées le samedi 28 mai 2022 lors de la répression des manifestations qui se poursuivent au Soudan sept mois après un coup d’État qui a privé le pays, l’un des plus pauvres au monde, de toute aide internationale.

Plus de 90 victimes

Un manifestant a été « tué par balle » par les forces de sécurité et le second est mort « étouffé par les grenades lacrymogènes » à Khartoum au cours de nouvelles marches contre le pouvoir militaire, indique un syndicat de médecins prodémocratie, cité par RFI.

Ces décès portent à 98 le nombre de morts dans la répression des manifestations contre le pouvoir militaire en place depuis le coup d’État mené le 25 octobre 2021 par le chef de l’armée, le général Abdel Fattah al-Burhane, selon cette source.

Depuis le coup d'État, le 25 octobre dernier, du chef de l'armée, le général Abdel Fattah al-Burhane, les manifestants demandent justice pour les dizaines de personnes tuées par la répression du nouveau régime.

"Sans dialogue le pays va sombrer", affirme l’ONU

Les Nations unies et l'Union africaine craignent de voir le pays sombrer « sur les plans économiques et sécuritaires ». Et face à un nombre de victimes qui ne cesse de s'alourdir, les deux organisations appellent aux côtés des pays de la région à un dialogue entre toutes les forces politiques. Déjà, selon l’ONU, un Soudanais sur deux souffrira de la faim d’ici la fin de l’année.

Pour rappel, depuis le putsch du 25 octobre 2021, les forces civiles refusent cependant de s'asseoir à la même table que les militaires. Ceux-ci demandent de leur côté aux partisans de la démocratie de faire preuve d'un plus grand sens du compromis. Le général al-Burhan, menace régulièrement d'expulser l'émissaire des Nations unies, Volker Perthes, qu'il accuse d'interférence dans les affaires du pays.

Il faut noter que le putsch a brutalement mis fin à un fragile partage du pouvoir conclu entre civils et militaires après la destitution par l’armée en 2019 du dictateur Omar el-Béchir au pouvoir durant trois décennies. Et depuis, les civils refusent de dialoguer avec les militaires qui, eux, réclament des « compromis » aux pro démocratie.

Les Nations unies et l'Union africaine qui avaient suspendus le Soudan plaident pour un dialogue entre toutes les forces politiques, sous peine de voir le pays sombrer définitivement « sur les plans économique et sécuritaire ».



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