Le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly

Le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly

09/23/2021
Côte d’Ivoire : "Le certificat médical n’est plus une condition pour dénoncer des cas de violences sur le genre" (Amadou Coulibaly)
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Le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly a déclaré lors de son compte rendu du conseil des ministres du mercredi 22 septembre 2021, que la fourniture d’un certificat médical n’est plus une condition pour porter plainte ou dénoncer des cas de violences sur le genre. Cela fait suite à une sortie de Namizata Sangaré qui estime qu’il est temps de revoir la législation sur la question.

"Nous avons demandé au gouvernement de prendre toutes les dispositions pour la protection de toutes les personnes contre ce phénomène, en adoptant une législation. C’est vrai que c’est contenu dans la loi, mais cela appelle à l’adoption d’une loi pour punir sévèrement tous ceux qui seront coupables de violences basées sur le genre", a déclaré Namizata Sangaré, la président du Conseil national aux droits de l'homme (CNDH), qui se prononçait sur la question des violences sur le genre.

"Nous avons demandé au gouvernement de faire en sorte que ce coût baisse. Et, mieux : mettre en place un programme pour rendre gratuit le certificat médical pour toutes ces femmes qui sont victimes de violences basées sur le genre, notamment d’abus sexuels. Vous êtes victime d’une violence, on vous demande d’aller débourser une certaine somme, notamment 50 000 francs. Si vous ne l’avez pas, votre droit à la justice est bafoué et ce n’est pas ce qu’il faut dans notre pays", a-t-elle ajouté.

Ainsi, au cours de son compte rendu du conseil des ministres, Amadou Coulibaly, ministre de la Communication, des médias et de la francophonie s’est prononcé sur le sujet. "Un projet de loi a été adopté ne soumettant plus les cas de plainte ou de dénonciation de viol à la fourniture d’un certificat médical. Ce ne sont plus des conditions de recevabilité de la plainte. Il me semble avoir dit ici en parlant de ce projet de loi qui visait à renforcer la protection des victimes", a-t-il laissé entendre.

"Mieux, si un certificat n’est pas produit par la victime, l’officier de police judiciaire est en droit de demander un certificat, mais qui n’est pas à la charge de la victime. Le procureur peut demander l’avis de tout expert, mais également cela n’est pas à la charge de la victime. Cela rentre dans ce qu’on appelle les frais judiciaires qui sont supportés par l’administration judiciaire. En résumé la fourniture d’un certificat médical n’est plus une condition pour porter plainte ou dénoncer des cas de violences sur le genre", a-t-il tranché.

Prince Beganssou


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  • afriksoir



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